Les filles sages vont au paradis, les autres où elles veulent

16 mai 2014

Qui suis-je, Où vais-je, dans quelle étagère?

women working 

source inconnue 

Les récentes offres d'emploi repérées sur le net ont abouti à des révélations inattendues sur ma personne.  

Alors que je postulais à un job dont la description des tâches correspond exactement à ce que je sais faire (et à ce que j'aime faire et ce que je fais bien, selon moi), je me suis rendue compte que je candidatais sans la montée d'adrénaline qui m'a poussé à postuler à un autre poste dont le costume est taillé légèrement trop grand pour mes épaules, mais que je pourrais remplir à 90 %. Les 10% restant me garantissant, au cas où je serais prise, une première année (au moins) de maux d'estomac et de travail forcené et inquiet avant d'en maîtriser tous les aspects. Tout en étant persuadée d'y arriver.

Moi qui répète à qui veut l'entendre que je pourrais avoir un job calme et sympathique et développer ma vie à côté plus intensément, voire même qu'après mon poste actuel, je ne veux plus JAMAIS me mettre dans tous mes états pour un job et que j'aspire à la sérénité, j'ai bien du reconnaître le contraire quand j'ai constaté où se trouvait mon excitation. 

Les deux jobs sont dans des domaines qui me plaisent énormément. Il n'est donc pas réellement question d'ennui. Il est plutôt question d'absence de torture mentale de défi. Pas que le premier job n'en comporte pas, il me demanderait une phase d'adaptation également (tout ce qui comportera un horaire me demandera une phase d'adaptation, déjà). Mais le deuxième me demanderait à nouveau de réaliser une chose un peu plus grande que moi. Et aller toujours un peu au-delà de ce qu'on fait semble dans mon mode de fonctionnement s'imposer comme une suite logique. Je pense qu'en fait, se superpose à ça mon défi personnel (et quelque chose au fond de moi pense qu'un jour j'y arriverai), qui est de faire cohabiter défi professionnel, sérénité et vie personnelle (sans savoir où celle-ci me mènera dans les mois et les années à venir et à quel point elle changera ou non mon point d'équilibre et mes aspirations, c'est une autre question). 

Tout ce post n'est évidemmment que spéculatif et l'occasion d'une réflexion sur mes attentes personnelles plus que le décompte des véritables chances d'être prise dans l'un ou dans l'autre job, ce dont je n'ai aucune idée. Le niveau de ma réfléxion personnelle est peut-être même narcissiquement en inadéquation avec la réalité du marché du travail et ma position sur celui-ci (7 ans d'expérience professionnelle et des jobs décrochés en un temps record, je risque de tomber de haut). L'avenir me le dira, ce n'est que le début. Mais l'expérience fut intéressante. 

Cette thèse est loin d'être terminée et il est grand temps que je m'y replonge entièrement. Niveau masochisme, il est sûr que j'aurai encore ma dose dans les mois à venir, je n'ai donc pas à m'inquiéter plus que ça dans l'immédiat. Mais ça m'a fait du bien de constater que mon profil correspondait à plusieurs offres et de postuler, ce qui fut l'occasion de refaire mon CV (Dieu que ça prend du temps) et de garder la crainte du chômage à un niveau acceptable. Surtout, a posteriori, je me suis rendue compte que le temps que ça a pris avait été une pause très récréative (cependant mâtinée des émotions diversement agréables liées au fait de se remettre sur le marché du travail avec craintes et espoirs), de me projeter dans la suite alors que je n'en peux plus de mon marathon d'écriture. 

 

Posté par Ness - Thor à 10:11 - Sans collègues, sans pantalon - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Commentaires

Poster un commentaire