Les filles sages vont au paradis, les autres où elles veulent

18 septembre 2006

chronique d'une toute première fois

Ça faisait un moment.

Manger plus, manger trop, manger souvent, manger mal, manger malade.

Alors…

Lui donner.

Commencer conscient voulu réfléchi maîtrisé.

Choisir tactiquement de se foutre une overdose.

Le regard se vider, la tête se détraquer, le gosier avaler avaler avaler, ma folie m’effrayer.

Pendant, frénétiquement.

S’arrêter.

Manque le plaisir reste le malsain

Parce que pas si folle que ça ( ?)

Dégoût visé non atteint. Reflux espéré non déversé.

Car rien ne se déverse tout se contient.

Pas sorti pas formulé.

Juste matérialisé quelques unes de ses pesanteurs.

Inutile

Lourd

Lourde

Inutile.

Retrouver sa lucidité, écrire, raconter. Ses absences. Un savoir faire. S’éteindre sa décision enclenchée.

Papilles endolories, palais pâteux, mâchoires pesantes, joues enflées.

Exténuée.

Entre douleur physique et imagination d’une complexée,

Empâter,

Grossir,

Engraisser.

Je monstrueuse.

Je gros tas.

Je colère.

             À la seconde.

C’est comme.

Masturbation.

Répondre à un besoin,

Après. Se sentir flou, de plus, seul, de plus, sale, de plus, sans solution.

Sentir et visualiser.

Cette nourriture descendre cheminer.

Supplier une nausée, un vomissement, des douleurs.

Stp.

Les larmes aux yeux suppliante.

Je visualise tellement et donc ressent.

Implore imagine. Le moindre gargouillis en rejet.

Tellement

Que l’estomac vague triture pince coince.

Supplier l’objet de contenir la haine.

Avant que le corps n’assimile l’objet, ne supporte la haine.

Haïr la bouffe, dissocier

Avant qu’elle ne s’installe graisse et corps.

Mais il ne se passe rien.

Docile la machine accepte admet trie range archive.

Docile. Excessivement docile.

Se détester docile.

Se détester excessive.

                                 

Posté par Ness - Thor à 14:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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