Les filles sages vont au paradis, les autres où elles veulent

18 septembre 2006

La fable, le tryptique et la fresque

Non, je te dis non

Non = non

L’égalité entre les sexes

Mais tu gonfles tu te dresses supérieur

A ne pas accepter ce refus

Non + non = non

Equation sans autre inconnue

Que l’ego d’un abruti

Non = mes anches – tes mains, connard

Non, meme avec le sourire

C’est toujours non

Je t’ai dit non

Petit branleur

C’est encore non

Je suis inébranlable

Même en douceur

Non et je me pare

Non de mes atours

Mais de mes remparts

Non et tu tentes et tu fissures connard

Oui je te dis oui

Viens mon chéri

COUCHE TOI ! …ici…

Viens, que je te castre…

Même avec le sourire

Même ma douceur…et oui !

Mais encore

Et depuis

Barbie chez les barbares. La barbarie blafarde poudrée sans fard. Peu importe. Et que les orgues résonnent célèbrent la toute puissance de la plastique sur les ogres. Un rien chiffonnée la poupée se rit de vos orgies et alimente pour mieux sectionner.

Avec le sourire.

Même sans douceur.

Parce que le talon aiguille perce si bien la peau si fine.

Parce que je jouis de mépris plus que de pitié.

Parce que je suis tombée trop tôt dans le vice tournoyant de vos regards bovins. Parce que je ne supporte pas la féminité qu’ils me font porter. Mais je sais aussi le contre sens de mes miroirs déformants. Et j’ai besoin de vos yeux sinon je n’y crois pas. M’installer dans votre galerie des glaces pour esquiver mon musée des horreurs.

Mais encore et depuis sans rage.

Je joue.

Avec le sourire de la lucidité et l’espièglerie acérée.

(et pourtant) je me déteste

Et cette haine et mon idéal et ce perfectionnisme ne se satisfont jamais de cette beauté dont vous vous repaissez

A m’être trop persécutée de mon sens esthétique, de cette superbe peinture à ces multiples Vénus

A avoir pris peur et dégoût, de ceux là jusqu’à moi, de moi bien avant qu’eux…

Ne plus pouvoir accepter que le regard de l’artiste, s’aimer muse dans les mots du poète,

Apaisée meme s’il est lubrique

Sans jamais y croire bien sur…

C’est un cercle au vice bien plus doux.

Porté jusqu’ici par l’écoute de ;

De la belle et la bete je suis les deux

Mon antre est une vaste comédie

Je suis seule malgré l’ombre de vos yeux

Le silence attise ma folie

J’ai donné mon corps au diable

Enfin j’ai sauvé mon âme

Je m’enfuis de la fable

Je ne ressens pas de blâme

Le vilain meurt reste le beau

C’est ma vie de château

Fini en un éclat de rire car ;

Pourvu qu’elles soient douces

Passe à la radio…

Posté par Ness - Thor à 14:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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