01 juillet 2009
Pour faire style genre...donneuse de leçon
Ce week-end, à une pendaison de crémaillère, une petite fille, d'à peine l'âge d'aller à l'école, est venue me dire avec sérieux que "les filles, ça boit pas des bières".
(...)
Plus tard, elle sera super forte en math mais elle se dirigera vers des branches littéraires alors qu'elle aime pas ça, parce que "les filles, ça aime pas les maths"
Ou alors elle voudra être médecin mais elle fera infirmière parce que "les filles c'est pas des docteurs"
Dans son boulot elle aura un contrat et un salaire moins avantageux que son collègue qui aura négocié la voiture de fonction, mais c'est pas grave parce que "les filles, ça aime pas les voitures"
Et si un poste à responsabilité se libère, elle hésitera à postuler, parce que "les filles, c'est pas des chefs"
Son boss, voyant pourtant ses qualités professionnelles, hésitera à mettre tout ses espoirs en elle, parce que, en fait, "les filles, ça préfère faire des bébés"
(...)
On me dit que je caricature...j'y peux rien, moi, si le stéréotype de genre est lui-même déjà si proche de la caricature...
(Photo: http://www.adrienfournier.com/dessin/publication/publications3.html)
11 mai 2009
J'ai enfin été chercher mon produit texturant pour les cheveux qui m'a coûté un bras (ma vie est palpitante). Dans ce superbe salon de coiffure/massage bruxellois. La gérante avait remplacé le type aux cheveux rigides, le chihuahua avait changé de mains et jappait à chaque fois que le coiffeur décoloré approchait de ses doigts de fée une mèche des cheveux de la vieille asiatique, ce à quoi doigt-de-fée répondait invariablement par un "Mais, Lulu, du calme,voyons!". Les poissons rouges, eux, restaient impassibles.
Comme leur mange-carte ne fonctionnait pas, ce qui est inadmissible dans un établissement d'un tel standing, j'ai reçu plein d'échantillons pour me donner l'envie de leur pardonner la course que j'ai du faire jusqu'à la banque à deux pas de là.
Trop gentil.
Depuis, je me lave les cheveux avec un shampooing à base de chocolat. Associé à mon gel douche Fleur d'oranger, le matin, j'ai l'impression d'être un Pims.
Photo trouvée ici : http://www.myspace.com/pimsorange , en même temps que...heu...la recette du Tiramisu...
15 avril 2009
Bon, ben voilà, ça, c'est fait.
Après le week-end Fiona, le week-end belle-fille modèle... On reçoit beau-papa (qui accessoirement nous remonte de Paris le vin acheté dans le sud l'été dernier).
Il est pas très causant
....
C'est le moins qu'on puisse dire
Je suis d'un tempérament assez fier et ça m'arrache la gueule de montrer de l'enthousiasme à quelqu'un qui n'est pas capable d'en faire preuve un tout petit peu. C'est pas très gentil parce que ça oblige mon Spéculoos à générer seul le bon équilibre entre les blancs et le blabla.
Une dernière chose qui caractérise ce monsieur (oui parce que répéter trop de fois beau-papa, ça me donne des remontées acides), c'est une fâcheuse tendance à "mettre les pieds sous la table".
Comprenez: généralement lorsque nous recevons (ça fait très solennel dit comme ça), nos amis, famille ou autre, manifestent le plaisir d'être réuni autour d'un repas préparé avec attention (par moi ou par Spéculoos) pour eux en accordant une petite minute de la conversation au fait que "mmmh, ça sent bon", "mmmh ça à l'air bon" - et, si tout va bien, "mmmh, c'est vachement bon". Et même si c'est pas bon, parce que c'est l'intention qui compte.
Pas qu'on doive féliciter la maîtresse de maison façon années 50... mais juste, voilà...
Et bien, lui, non.
Il a attendu silencieusement que le repas soit prêt, s'est levé du canapé pour s'asseoir à table, a demandé, comme si c'était une erreur due à notre folle jeunesse et notre manque de savoir vivre: "Vous n'avez pas de serviettes?", a réceptionné la serviette sans merci de circonstance et a mangé.
Je pense qu'il a peut-être pris trop l'habitude d'être nourri par sa mère/ sa soeur/ son ex-femme. Et de considérer ça comme un du.
07 avril 2009
Non je t'assure, ça me dérange pas qu'elles passent le w-e à l'appart, j'les apprécie bcp
Je passe le week-end avec deux demi-portions: 1,60 m et peu de kilos au naturel. Des filles toutes petites toutes frêles.
De celles qui te filent juste l'impression d'être Fiona, la femme de Shrek.
Habituellement, je mets environ une semaine à m'en remettre.
Et oui, il y a des sujets sensibles...
:-)
26 mars 2009
Où il est question de deux poissons rouges, mais pas longtemps
Hier, en quête d'un produit texturant capillaire très précis qui ferait ressembler ma coiffure "dessous de bras" en une coiffure "dessous de bras" mais sciemment cette fois (avec de la volonté et 14,99 euros à l'intérieur), je me suis retrouvée Avenue Louise*. Devant la porte d'un coiffeur top hype.
Devant la porte d'un coiffeur top hype mais fermée.
Fermée, vitrée, et où tu vois de l'autre côté un escalier qui se dessine et que tu pressens que le salon est à l'étage et que devant ton nez tu as plein de sonnettes mais aucune n'est accompagné d'un petit mot explicatif la liant bien utilement à son propriétaire. Devant la porte d'un coiffeur où j'allais rencontrer, comme ça d'un coup d'un seul, une vieille asiatique, un homme en overdose de produit texturant, un chihuahua et deux poissons rouges, mais là n'est pas le propos.
Car, bref, après divers essais, j'étais toujours dehors...
(Attention, c'est là que je commence à te parler du sujet sérieux, sans rire!)
Un homme arrive. (Je passerai outre son accoutrement "porte manteaux de marques de grand luxe" de mi-vieux riche et bronzé).
Je lui demande alors si il est un habitué du lieu et si il sait comment pénétrer la forteresse.
Ce à quoi il répond que lui vient pour un massage.
Ce à quoi je lui dit que moi, je veux juste aller au salon de coiffure.
Ce à quoi il répond, le PATERNALISME LUBRIQUE bien assuré, que c'est dommage, il pensait que j'étais la masseuse, ça aurait été chouette.
Alors, là, habituellement, j'ai un regard qui a fait ses preuves: le regard hautain méprisant dominateur et fixe...longtemps...(jusqu'au malaise).
Mais comme je voulais entrer, j'ai juste, de façon choisie et calculée...répondu par un sourire bêtement angélique.
La personne du salon de massage est descendue. Je suis entrée et me suis dirigée vers le salon de coiffure.
C'est dingue ce que le quotidien des femmes est fait de prostitution sociale, tous les jours, à n'importe quelle heure, sous un nombre incalculable de forme. Certes rien de grave, une prostitution sociale fine comme une bruine...
MAIS passe quelques heures sous la bruine, t'es trempé, t'as mal au front à force de plisser les yeux pour éviter les gouttes, tes vêtements et tes cheveux collent et t'es comme tout poisseux...
Est ce que j'ai vraiment besoin de faire le lien entre ça et l'état d'esprit dans lequel cette toute gentille prostitution sociale te met, ou tu as compris l'idée?
*pour les non belges, avenue du commerce de luxe et des grands hôtels (mais ça commence à baisser ;-) )
11 mars 2009
Agenda
Mon agenda, il est nul.
Je ne note jamais le rendez-vous sur la bonne page, malgré moultes vérifications pour ne plus m'y laisser prendre... Et je m'en rends compte une semaine plus tard, à l'approche du rendez-vous, donc bien trop tard pour que ma mémoire de poisson rouge puisse discerner le vrai du faux de mes hiéroglyphes. Pourquoi c'est la faute de l'agenda? Parce que.
Déjà, quand je l'ai acheté, jm'étais bien dit qu'il était pas fait pour moi...UNE page (ENTIERE!) par jour, tu te rends compte? Moi qui suis sensible au charme hyper-clinquant et rassurant d'effort-land et de bosse-autant-que-tu-peux-land et qui suis une bling bling de l'hyperactivité tellement je culpabilise de ne rien foutre (en réalité: bloquer psychologiquement), ouvrir un agenda avec autant de vide (devant mes pairs de travail)... ça me fait comme des courants d'air dans le cerveau...
Mais bon, il était joli...
Avant ce soir: savoir si mon rendez-vous est demain ou vendredi. Et le préparer (en réalité: sortir mes neurones qui se prélassent dans leur bain d'angoisse bien chaud)
Je me sens très approximative ces temps-ci
Et je pense que ça commence à se voir.
02 mars 2009
Duchesse
Me plaindre sans sourciller d'avoir un vrai boulot et plutôt bien payé en pleine période de crise et d'avoir, coeur à coeur, quelqu'un qui est prêt à s'engouffrer avec moi dans un prêt à 25 ans...En effet, je sais comment me rendre détestable...
25 février 2009
Après-midi à la bibliothèque
Je suis une honnête et fidèle jeune fille, en couple depuis bien longtemps. Et j'ai une libido envahissante. Espiègle plus que sentimentale. Sans profondeur. c'est le comble! Ma libido est un comble, en soit. Un grenier sous les toits de ma vieille caboche qu'hantent des souvenirs d'une période de célibat qui fut intense. Oserai-je demander la permission d'aller jouer dehors, juste une fois? Je pense, mais je veux vendre mon produit, qu'il aurait plus à y gagner qu'à y perdre. J'aurais peut-être plus à y perdre qu'à y gagner. Ma cour de récréation s'est vidée en quelques années. Vais-je trouver quelqu'un qui veut d'un corps qui commence à se poser la question de l'âge et de la pesanteur? est ce que je connais encore le mode d'emploi de la liberté...c'est comme le vélo?Je suis sûrement moins sûre de moi que ce que je ne le laisse paraître. et je ne suis pas certaine qu'être joliment et adorablement maladroite rattrape l'effet des seins qui pendent. Je pourrais au moins savoir ce que je fais, là est le seul intérêt de s'allonger un moment avec moi.
Je veux les deux, toi, et les autres. Alors dis moi oui et surtout, sois heureux. Si je pouvais, ce serait un ordre...
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Un jour, j'ai rompu qu'on ne m'aime plus assez. Est-ce que j'aime?
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En attendant, je vais faire du shopping...
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ça veut pas dire que j'en ai marre et que ça va bientôt se terminer, ça veut même pas dire que je m'ennuie au lit. Non au lit, c'est juste, wouaw, jt'assure ... Mais...Je voudrais faire du sexe avec les autres. Je voudrais qu'il soit d'accord. Je voudrais limite presque que ça le rende heureux. Je voudrais acheter une maison, faire mon nid et en même temps, ne pas avoir un prêt à 25 ans. Je veux tout, tout de suite en même temps. Et plus que tout, je veux avoir l'impression que je peux tout avoir. Et le prêt à 25 ans, il me ramène sur terre, pire, il me plaque au sol. Je veux les deux avec la même sincérité. Je ne renie ce que j'ai que parce que je ne peux pas avoir le reste au même moment. Et ça, c'est un défaut insupportable qu'a le bonheur. Le bonheur, c'est surfait, c'est un peu de la merde.
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En plus j'ai un boulot sérieux. Encore un contrat de deux ans, je pouvais gérer. Je suis partie au bout d'un an. Mais là, 6 ans. Et dans le même domaine en plus. Petit à petit, je me construit un chemin, il est bientôt tout tracé, et je ne sais même pas ou je veux aller. Je sais juste que ça, j'aime le faire, je sais le faire et apparemment je le fais bien vu qu'on m'ouvre les portes pour aller faire mes preuves toujours un peu plus loin. J'ai lu quelques part qu'il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas ou il va.
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Je suis dans un climat tempéré et peu me chaut
12 mars 2007
Principe d'économie relationnelle
L’ennui quand on souffre, c’est qu’on pense avoir le monopole. Evitez d’avoir des amis qui souffrent beaucoup donc, du moins pas en même temps que vous – si vous comptez vous y mettre, ils pourraient vous reprocher d’avoir fait ça en même temps qu’eux. Comme si, parce que chez vous c’est ponctuel, ça voulait dire qu’en plus vous aviez choisi le moment et les modalités.
Alors…
D’un coté, celui qui souffre basiquement fort, avec monopole et égoïsme et lucidement un peu plus, ça donne droit à plus d’exigence.
De l’autre, celui qui souffre avec lucidité tout court – croit-il, et qui peut donc émettre ce raisonnement. Ça ne le rend pas moins égoïste, égocentrique et possessif envers sa souffrance…mais peut-être juste un peu moins envers les autres.
L’important, pour que l’équilibre soit préservé, c’est qu’ils se croient tous deux du bon coté. (pour ça, peu d’inquiétude à avoir, les caractéristiques propres à leur souffrance les empêche de se rencontrer afin de reconnaître la souffrance de l’autre).
De là peut naître l’admiration béate devant l’éblouissante fragilité du statu quo, l’innocence de l’agneau baigné de lumière…
17 janvier 2007
Perfection
Une jeune fille têtue, entêtée et terriblement organisée qui tenait tout particulièrement à être redoutablement parfaite. Mais un jour qu’elle ne déviait pas comme à son habitude quand elle ne déviait jamais,
Dieu vint et dit : La perfection, c’est moi !
(**- en fait non pas ici (ni ailleurs non plus. Dieu est amour et humilité. Sauf quand il est en colère et tyrannique. Dieu dit : je suis schizophrène. Une fois par devant, une fois par derrière. Tiens, prend ce pot de vaseline.) Soit.)
Revenons à nos moutons, les blancs, et les noirs aussi.
Dieu dit : « La perfection n’existe pas, tu ne peux être parfaite que par défaut. »
C’était contradictoirement désuet et vainement possible.
C’était un non sens à sa portée et somme toute, contradictoirement désuet était le terme parfait. Gourmande de bêtises spirituelles, elle atteignit la paix de l’esprit qu’on les braves lorsqu’ils sont forcenés. Par ailleurs, la question n’était pas là, comme on dit quand elle est absente et pas quand elle est précisément ailleurs.
Une autre version colporte qu’elle ne croyait pas en Dieu, fit une dépression à force de perfectionnite aigue – c’est grave mais quand même moins douloureux qu’une crise de foi – n’acheta jamais de vaseline et une fois retapée, laissa trois fautes d’orthographe dans son mémoire et ma foi, somme toute et malgré tout, vécu sereine et apaisée.

